Jérôme Le Banner

Acteur de 46 ans (26 décembre 1972)

Biographie

Jérôme Le Banner (né le 26 décembre 1972 au Havre) est un kick-boxeur professionnel français de niveau mondial, participant notamment au championnat du K-1, et un acteur occasionnel. Originaire du Havre, en Normandie, il mesure 1,90 m pour environ 120 kg. Il est surnommé par ses fans français et étrangers de différentes manières : Geronimo, Hyper Battle Cyborg, K-1 Bancho, The Bad Boy ou The Bulldog of Normandy.
Jérôme Le Banner est né le 26 décembre 1972 au Havre, dans une famille modeste. Son père est chauffeur routier et accessoirement boxeur semi professionnel, sa mère est manutentionnaire. Le jeune Jérôme commence sa pratique des arts martiaux par le judo dès l'âge de 6 ans. Il y montre déjà un grand potentiel, mais un différend opposant son père à des juges lors d'une compétition met fin prématurément à la carrière de Jérôme dans ce sport.
Jérôme a 14 ans lorsqu'il découvre un film et un acteur qui auront une influence considérable sur sa vie; c'est en effet le visionnage de La Fureur de vaincre de Bruce Lee qui poussera Jérôme à s'inscrire au karaté afin de suivre les pas de celui qui est devenu son modèle. Le jeune Le Banner dévore les ouvrages dédiés à Bruce Lee et va même jusqu'à adopter la garde inversé typique du Jeet Kune do, l'art martial inventé par le Petit Dragon. Jérôme garde aujourd'hui encore la particularité d'être un droitier naturel boxant comme un gaucher.
L'autre grande influence de Jérôme, c'est bien évidemment son père. Surnommé le Taureau de Normandie, c'est un boxeur redouté aussi bien sur le ring qu'en dehors. Jérôme rêve de suivre les traces de son père, il veut boxer, mais sa mère s'y oppose fermement, voulant protéger son enfant des stigmates couvrant le visage de son mari après ses combats. Jérôme n'aura pas d'autre choix que d'attendre sa majorité pour s'inscrire dans un club de full contact.
C'est donc à dix-huit ans que Le Banner démarre véritablement sa carrière de boxeur sous l'égide de René Pollet. Les débuts sont hésitants, mais très vite Jérôme prend ses marques et commence à faire parler de lui. Il devient champion de France de full contact catégorie poids lourds, puis décroche le titre de champion d'Europe ISKA en battant Stéphane Réveillon avant de réaliser son fait d'armes en remportant le titre intercontinental contre Mike Bernardo au Cap à une époque où le sud-Africain est redouté de tous. Nous sommes en 1995, Le Banner possède alors un palmarès de vingt-deux victoires dont dix-neuf obtenues par ko, et sa carrière va bientôt prendre un tournant décisif.
C'est en effet en mai de cette même année que Le Banner est invité à participer au K-1, grand tournoi japonais réservé aux poids lourds, destiné à désigner le meilleur pratiquant de boxe pieds/poings du monde. Après s'être préparé avec Robert Rite, entraîneur de muay thai, Jérôme fait une entrée fracassante dans le circuit K-1 en mettant ko dans la même soirée la star japonaise Masaaki Satake et Mike Bernardo. Il s'incline en finale face à Aerts, mais la machine est lancée: Le Banner a fait ses premiers pas dans un monde auquel il donnera en partie ses lettres de noblesse.
Dix ans plus tard, Jérôme Le Banner est considéré comme la star mondiale du K-1 et du kickboxing en général, et jouit d'une immense popularité au Japon, qui est maintenant son pays d'adoption. Il est devenu le père d'une petite fille appelée Victoria, il a battu les plus grands noms de la discipline; il lui reste, cependant, encore de nombreux défis à relever et de nombreux combats à livrer. Malgré quelques importantes blessures, Le Banner continue sa route de formidable touche-à-tout des sports de combat.
Il dispute, à 18 ans, son premier combat de full-contact. À 20 ans, il obtient le titre français de l’ISKA, puis s’empare de la ceinture européenne face à l'anglais Andy Mayo, avant la ceinture intercontinentale, en Afrique du Sud, face à Mike Bernardo.
Le 3 mars 1995, il fait ses débuts en K-1 face à Nokveed Devy en remportant les cinq rounds de la rencontre. Deux mois plus tard, le 4 mai 1995, il dispute son premier K-1 World Grand Prix Final à Tokyo (Japon), passe les deux premiers tours face à Massaki Satake et Mike Bernardo, pour s’incliner en finale du tournoi devant le fameux Peter Aerts.
Le 7 décembre 2002, au K-1 World Grand Prix 2002 Final, après sa victoire en quart de finale contre Musashi, puis en demi-finale face à Mark Hunt, il rencontre en finale du tournoi la superstar du circuit, le Néerlandais Ernesto Hoost. Ce dernier, à l’époque, a déjà remporté par trois fois le K-1 WGP, et s’annonce comme un adversaire difficile pour le Français. Malgré un combat bien débuté par Jérôme Le Banner, le Néerlandais fracture le bras du Français au troisième round. En dépit de cette grave blessure, Jérôme Le Banner remontera sur le ring six mois après, à l’occasion du K-1 2003 de Paris . Il remporte son match de retour grâce à ses combinaisons de coups de poing face au Bielorusse, Vitaly Akhramenko.
Le 2 décembre 2006, après sa défaite contre Semmy Schilt au K-1 World Grand Prix Final, il annonce sa retraite des tournois du K-1 WGP pour se consacrer à des évènements mineurs de K-1.
Début 2007, après son combat au K-1 World Grand Prix 2007 à Yokohama, il subit une opération du genou et fait son retour dans le ring en 2008. En raison d’une récupération rapide, il annonce sa participation le 29 septembre 2007 au K-1 World Grand Prix 2007 Final 16 de Seoul (Corée) pour rencontrer le Russe Ruslan Karaev. Deux jours avant le combat, le Russe est remplacé par un ancien pratiquant de taekwondo, le Coréen Yong Soo Park. Jérôme Le Banner met cinquante-quatre secondes pour envoyer le Coréen définitivement au tapis, cela à l’aide de ses punches dévastateurs. Ainsi, il se qualifie pour la finale du K-1 WGP 2007 Final.
Le 8 décembre 2007 à l’Arena de Yokohama, dans la 9e édition du K-1 World Grand Prix Final, Jérôme Le Banner remporte le quart de finale face au Coréen Choi Hong-man sur décision unanime. Il perd ensuite contre sa bête noire, Semmy Schilt, en demi-finale: au second round, le Néerlandais heurte le genou récemment opéré de Jérôme Le Banner, qui ressent alors une vive douleur. Ainsi, le match est stoppé par un jet de l’éponge de son coin, pour ménager sa blessure.
Jérôme Le Banner s’est illustré au sein du K-1 où il a chaque fois atteint les huitièmes de finale. Il n’a jamais remporté la finale du K-1 World Grand Prix au Japon malgré deux accessions en finale en 1995 et 2002. Une sérieuse fracture au bras contractée lors de sa finale perdue face à Ernesto Hoost en 2002, ne l'empêche pas de vouloir continuer le combat -cet évènement a contribué à l'image de guerrier dégagée par le Français. Il a été blessé suite à un coup de tête lors d’un super-fight à Paris-Bercy contre le Français Cyril Abidi, ce qui a entraîné un gonflement spectaculaire de son arcade sourcilière.
Le 30 septembre 2006, il remporte son match de qualification, pour la finale du K-1 WGP, contre Choi Hong-man, le combattant le plus grand et le plus lourd du circuit K-1, par décision (3-0). Ainsi, le 2 décembre 2006, il ouvre la grande finale du K-1 WGP en affrontant le champion en titre, le Hollandais Semmy Schilt (2,12 m) et se fait éliminer aux points. Schilt remporte cette année-là le K-1 World Grand Prix 2006 Final de Tokyo (Japon).
Au 19 juillet 2006, Jérôme Le Banner totalise, en kick-boxing, quatre-vingt trois combats. Il compte soixante-dix victoires pour onze défaites, un match nul et un no contest. Il a battu les meilleurs combattants de sa génération : Ernesto Hoost, Peter Aerts, Remy Bonjasky, Mark Hunt.
Toujours dans le cadre de l’organisation du K-1 - Fighting and Entertainment Group (FEG), il a entamé une petite carrière en combat libre en remportant trois victoires successives face à Yoshihiro Akiyama, Alan Karaev et Jimmy Ambriz (ancien champion du King of The Cage) ; sans compter un match nul face à la superstar Bob Sapp lors d’un affrontement original où les deux hommes alternent rounds de kick-boxing et de combat libre. Le 23 mai 2009, Jérôme retrouve ses premières amours avec la boxe anglaise et bat l'allemand Werner Kreiskott au Casino de Deauville.
Le 23 juillet 2010, il bat le Canadien Thomas Novack (tenant du titre) par KO à la 5e reprise, lors du Championnat du monde de boxe Muay Thaï.
Parallèlement à sa carrière de combattant, Jérôme Le Banner s’essaye à des rôles d’acteur. Il a déjà été choisi pour apparaître dans plusieurs films comme Scorpion, Disco, Babylon A.D., Astérix aux Jeux olympiques et Fatal.
Les fans japonais le nomment « Ré Banna » (en japonais, Jérôme Le Banner, donne /Djéromou Ré Banna/). Il est aussi un ami de Joey Starr, de Kery James, des membres du groupe 113, de Sinik et du champion de kickboxing Fabrice Allouche, qui l'accompagnait lors du K-1 World Grand Prix 2002 où Jérôme, après un parcours incroyable, fut finaliste. Jérôme est également surnommé le "roi sans couronne", en allusion au fait qu'il n'a jamais gagné un K-1 WGP malgré son talent. Le Banner est ainsi réputé être un meilleur combattant de "main event" ou de "superfights" (donc de combats spontanés) que de championnats.
Jérôme Le Banner est un combattant au style plutôt classique dans sa manière de combattre. La particularité de sa boxe spectaculaire est son surpuissant punch (environ 70 % de victoires avant la limite), sa résistance aux coups et sa férocité.
Sa technique offensive est très dépouillée (c’est-à-dire sans fioritures) mais très adaptée. Ses coups sont vifs, précis et puissants.
Côté défense, il s'appuie principalement sur sa forte capacité à bloquer et à encaisser les chocs avec des petits désaxages de buste.
Sa principale façon de combattre est sa « marche en avant » combinée à un travail de « sape » fait notamment de low kicks (manière comparable à celle d’un engin de démolition, d’où son surnom de Battle Cyborg).
Récompenses
En 2009, il apparait, en France, dans le spot TV pour la promotion du jeu MadWorld sur Nintendo Wii.
Dossier Jérôme Le Banner sur www.hublot.ch [PDF]. Consulté le 2007-12-03

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