• 4.0 Il y a 4 ans

    Sébastien Nicolas, célibataire à la quarantaine, est un homme transparent, à la vie morose et terne. Il travaille dans une agence immobilière où, là aussi, il se fond dans la masse. Son employeur l'aime bien car Sébastien fait tout ce qu'on lui demande, c'est un employé modèle.
    Mais Mr Nicolas voudrait être quelqu'un d'autre, vivre une autre vie.
    Alors il observe méticuleusement les hommes autour de lui et ceux qu'il rencontre lors des visites de biens immobiliers pour ensuite noter et assimiler les traits marquants de certains d'entre eux qu'il n'hésite pas à suivre afin de glaner le plus de renseignements possibles. Lorsqu'il en sait assez et se sent prêt, il usurpe l'identité de sa cible, il se grime et commence à l'imiter. Et il est fort à ce niveau-là, il va même jusqu'à s'installer dans l'appartement de sa victime lorsqu'il sait qu'elle est absente. Il prend sa vie.
    Un jour, il fait la connaissance, dans le cadre de son travail, d'une star du violon renommée et toujours adulée malgré son incapacité définitive à jouer suite à un accident et qui vit désormais seul et reclus.
    Mr Nicolas commence à rassembler tout ce qui concerne sa nouvelle cible.

    Et bien, voilà encore un bon thriller français, sombre comme je les aime.
    Ce n'est pas la première fois cette année où on s'attaque, sous divers angles, sur les cas de dédoublement de personnes, et ici le résultat est bon.
    La scène d'ouverture nous porte à croire que l'on connait déjà l'issue mais, que nenni, les apparences sont trompeuses et autant que celles prises par Mr Nicolas. Ce Mr Nicolas qui se révèle beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît naturellement et qui va aller jusqu'au bout de ses délires.

    Même si certains crieront aux invraissemblances, Mathieu Kassovitz endosse à la perfection les habits de cet homme calculateur, froid voire glacial, sur qui tout glisse et qui mène une vie réglée au cordeau si insignifiante qu'il se doit d'en vivre d'autres.
    L'intrigue diabolique est mise en scènes de façon à entrainer le spectateur à suivre ce schizophrène avec un regard malgré tout bienveillant. Et oui !

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