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    789 personnes ont donné un avis sur ce film. Voir tout

    Genre : Action

    Durée : 2h03

    Sortie : 3 août 2016

    Réalisé par :

    Nationalité : Etats-unis

    C'est tellement jouissif d'être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

    Avis des utilisateurs (59)

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    1. a vomi
      0.5 Il y a 1 an

      Essayez de me comprendre : je suis pas du genre à taper gratuitement sur un film. Je suis peut-être difficile, mais quand il est question de donner un avis, j'essaye d'être le plus objectif possible. Dans l'affaire qui nous concerne, je dirais même que je suis de ceux qui ont défendu Batman vs. Superman comme un film certes maladroit, avec de gros défauts, mais un film qui tente quelque chose, qui tente d'aller quelque part.

      Bien souvent, il y a du bon et du moins bon dans un film. C'est difficile d'être catégorique pour en descendre un, même si certains réalisateurs déploient manifestement tous les efforts du monde pour susciter l'unanimité, en bien comme en mal. Mais je dois dire que, cette fois, et comme ça m'est rarement arrivé, je suis près à appeler les Men in Black pour qu'ils me flashent la gueule comme jamais un radar d'autoroute ne l'aura fait de sa vie.
      En fait, le seul problème qui se pose à moi, maintenant, c'est : par où commencer ?

      Prenons la base de la base : le film part, non sur une histoire, mais d’un concept. La plupart des films de super héros se contente de raconter l'histoire d'un ou plusieurs de ces héros ; Suicide Squad a pour ambition d'apporter le concept - sinon original, du moins intéressant - de développer son film non autour de super héros, mais de super vilains. Okay, cool. J'aime le principe. Vendu. Sauf qu'il y a eu quelques accidents en chemin.

      Si j'en crois mes sources (et je suis pas un sourcier, donc c'est à prendre avec des pincettes), le film devait être beaucoup plus sombre et violent à la base. Non pas que je pense que cette idée aurait marché quand on voit l'accueil de Batman vs. Superman, et c'est justement ce lynchage publique (avec cailloux et pelures d'oranges) qui a fait peur à DC. Parallèlement à ça, le succès de Deadpool (un film centré sur un anti-héro, donc plus ou moins la même chose) avec son humour quelque peu irrévérencieux, a convaincu DC que là était le filon, le gisement, la veine d'or. Donc l'équipe de production a décidé de tout changer au dernier moment. Bon, vous commencez à la sentir, la bonne vieille odeur du terroir, là, ou bien ? Nan parce qu'on n'en est qu'aux préliminaires ; donc vous feriez tout aussi bien d'ouvrir la fenêtre tout de suite.

      Or, avant de vous expliquer en détail le pourquoi du comment, voici donc mon verdict :
      Suicide Squad est aux Gardiens de la Galaxie ce qu'un clip de Rihanna est au remake de L'Agence tout Risque.
      Si après ça, vous avez encore envie d'aller voir ce film, permettez moi de vous déféquer virtuellement au visage. Dans le cas contraire, poutou.

      En fait, le film se divise en deux temps, à la manière de Battle Royal. D'ailleurs, le réalisateur, qui est aussi le scénariste (et qui n'est bon dans aucun des deux domaines, comme quoi courir après plusieurs lièvres en même temps c'est définitivement une mauvaise idée), ne s'est carrément pas cassé le cul en repompant le pitch et Battle Royal et en remplaçant les lycéens rebelles par des super vilains. Spoiler alert : ils n'ont de super que le nom. On a donc la première partie, où le film vous présente les personnages, et la seconde partie, où les personnages vont faire leurs trucs de personnages. La première partie du film, qui représente grosso merdo un tiers du film, est presque bien. Presque, hein, elle est quand même moisie du cul ; mais, franchement, par rapport à au reste du film, c'est de l'or en barre saupoudré de poussière d'étoile.

      Et c'est là que je rentre dans la phase spoiler massif, donc si vous n'avez pas vu le film... Putain, si vous n'avez pas vu le film, lisez quand même les spoilers, ça vous fera moins mal que d'aller le regarder (et de payer pour ça) ! En tout cas, quoiqu'il arrive, restez chez vous.

      Bref, le film commence en mode néon et à foutre du rose indien et du bleu givré pour faire punk, avec des typo d'écriture complètement fou-fou, qui ont bien raison d'être jolies puisqu'elles ne restent pas assez longtemps à l'écran pour qu'on puisse lire la moindre putain d'information sur les personnages qui nous sont présentés (merci bien). En gros, ils ont repris la patte visuelle de DmC, en moins bien.

      Rapidement, une femme spécialisée dans le recrutement dîne avec les huiles de la défense pour leur exposer encore une fois son projet (les autres sont déjà au courant, mais elle leur refait tout le laïus parce que sinon, on serait comme cons devant notre écran). Le projet en question, appelé [je-ne-sais-plus-quoi] X, consiste à prendre tous les êtres les plus dangereux que la Terre ait jamais portés et les forcer à faire des trucs contre leur gré en les menaçant vaguement de les tuer. A ce stade, j'espère bien que vous avez compris que ce personnage est en réalité un méta-humain dont l'aptitude spéciale est d'avoir un QI négatif. D'ailleurs, elle est tellement hallucinante de connerie qu'un stéréotype de personnage - à savoir le général trois étoiles qui prend toujours les décisions pourries dans la plupart des films du genre - est plus sensé qu'elle. Oui, vous avez bien lu : le cliché du connard de général trois étoiles à la frappe atomique facile est plus raisonnable et sensé que le personnage à l'origine de l'histoire de ce film. Dès lors, le constat est que le film va scénaristiquement consister en une grosse connerie incohérente.

      Entre deux fourchettes de viande, madame apocalypse nous parle des membres de l'escadron X (et putain, en parlant de X, s'ils en font une version porno, je suis à peu près sûr qu'elle sera cinq fois meilleure que ce film). On a droit au strict minimum de lore, bien sûr, excepté pour Harley Quinn, jouée par Margot Robbie, et Will Smith, joué par Dadshot. En gros, on comprend qu'ils sont tous fous-fous et dangereux et qu'il faut pas les énerver, ce que les matons s'empressent de faire à chaque occasion, parce que le système carcéral américain est une foire à la roulette russe institutionnalisée, il faut croire.

      Passons donc en revue les personnages (j'avoue ressentir un malin plaisir à écrire cette liste) :
      - Will Smith, qui est un tueur en série super-doué qui vise trop bien malgré son costume un peu moche. Il est beau gosse et fait des blagounettes orientées street culture ; en plus, c'est un gentil papa à sa fille-fille, à se demander pourquoi ces gros cons le tiennent captif. Franchement, Batman, t’abuses, sur ce coup là.
      - Harley Quinn, qui horrifiera les fans : c'est le dernier degré de l'avilissement dans l'histoire de l'image de la femme au cinéma (d'ailleurs elle sera probablement castée dans la parodie porno en question). Elle est donc sensée être l'élément sexy du film, ce qui se traduit juste par une vulgarité totalement gratuite à en être gênante ; et drôle pour son côté décalé, ce qui se traduit par un humour insupportablement insistant d'attention whore qui se la joue emo-schizoïde.
      - El Diablo : je ne sais même plus si c'est son nom, mais en gros un faux Zombie Boy latino pyromane qui ne sert à rien à part introduire un cliché raciste (moi yé té mé tape sour le cul, yé suis tré tré lé macho man tou sé).
      - Killercroc : il est agreugreu, il est bien moche (pour les nostalgiques des méchants des Power Rangers, vous allez être servis), il... Euh, à une voix grave ? Je ne vois pas quoi dire d'autre. Il ne sert à rien non plus à part faire un petit peu agreugreu de temps en temps.
      - Captain Boomrang : il est australien, il boit de la bière, il a des favoris, il est bête et méchant (c'est sans doute une upgrade de simple méchant, je suppose) et il ne sert à rien. Oh, mais que senté-je ? L'odeur d'un gros cliché raciste ? Oh, mais voyons, vous croyez que c'est le dernier ? You...
      - Flag ne fait pas partie des méchants, mais c'est un militaire de première classe incapable de se battre sans se faire capturer par les ennemis du film (sans déconner, on croirait une phase à part entière d'un jeu vidéo à la Ico). Il est con, il est militaire, il aime pas les méchants mais il est obligé de bosser avec eux parce qu'il aime la méchante suivante.
      - méchante suivante qui est l'Enchanteresse. Elle, c'est un personnage un peu spécial dans le film donc j'en parle juste après, promis.
      - Katana, qui n'est pas une méchante, elle est là pour appuyer Flag et ne servir à rien. Ah, si ! C'est encore un cliché raciste. Et le pire, je dirais. A savoir que son histoire, c'est que son mari s'est fait tué par une sorte de triade et que son âme est enfermée dans un sabre japonais (qui n'a pas l'air assez long pour être un katana mais passons). Alors, mettons juste de côté la considération selon laquelle le simple fait qu'une âme puisse être enfermée dans une arme ou quoique ce soit d'autre est censé bouleverser tous les fondements de la civilisation humaine - alors que dans le film tout le monde s'en bat littéralement les couilles - et penchons nous plutôt sur la débilité du concept du personnage. Déjà, elle décide de venger son mari en tuant tous ceux qui sont responsables de sa mort. Pourquoi ? Si elle fait ça, leurs âmes vont se retrouver avec celle de son mari. On ne sait pas comment ça se passe là-dedans, elle a vraiment envie de faire ça ? En plus : merde, quoi ; elle s'appelle Katana ! Vraiment, vous étiez obligés de réduire un personnage à son arme avec option touche exotique ? Et quand bien même, vous allez me dire, ça arrive : Green Lanterne, Iron Fist, pourquoi pas ? Ils sont bien nommés selon leur attribu, eux. Mais je vous rappelle que l'âme de son mari repose dedans. C'est un objet funéraire avec lequel elle se bat. Vous auriez aimé que Batman s'appelle Cercueil parce que ses parents sont morts ? “ I'm Coffin ! “ Ouais, sûr, ça serait la classe.
      Pitié.
      EDIT : ah oui, j’ai oublié un autre méchant, aussi : c’est un genre de Steven Seagal dont je me souviens plus le nom et qui est capable de… Grimper sur des trucs. Ouais, c’est merdique. Mais c’est pas grave, il meurt vite et tout le monde s’en branle.

      Bref, là dessus, on a toute une équipe de tueurs dangereux comme la mort, capables de faire n'importe quoi. Mais non contente de se satisfaire de cette équipe, madame apocalypse décide d'ajouter un élément : Enchanteresse (j’avais dit que j’y reviendrais). Et c'est grâce à ce personnage que vous allez avoir un aperçu de la gigantesque, de la monumentale - que dis-je ? - de l'incommensurable connerie de cette DRH. Enchanteresse est en réalité une Lara Croft du pauvre dont j'ai oublié le nom tellement elle est inutile et qui est joué par un mannequin (ça en dit long sur l'intérêt du personnage, de base). Ladite Lara Croft du pauvre se rend dans un temple inca générique abandonné, parce que c'est bien connu, au XXIe siècle, il existe encore des milliers de temples inca d'une cinquantaine de mètres de haut que nos satellites n'ont pas repérés, mais passons. Elle se rend dans le temple et trouve une statuette contenant un esprit maléfique. Bien entendu, elle l'ouvre (en même temps, elle ne peut pas savoir, donc c'est un peu le seul personnage à ne pas faire un truc débile, si on y réfléchit bien), et elle se retrouve possédée, telle une version carrément jolie de Dr. Jeckyl et Mr. Hyde.

      Alors, petite parenthèse vite fait : Lara Croft se transforme en l’Enchanteresse lorsque celle-ci se met à la posséder. Le fait que son character design change complètement est un peu bizarre, mais je leur pardonne ça, parce que je trouve le personnage visuellement cool, même si un poil exagéré. Le truc que je leur pardonne un peu moins, c’est le fait qu’elle balance son nom, comme ça, comme un pokémon, lorsqu’elle veut l’invoquer. C’est assez ridicule à voir, en fait. Et le nom en lui-même n’a aucun sens. Je veux dire : c’est pas une enchanteresse. Elle peut, à la rigueur, envoûter un peu les gens, mais c’est tout, elle enchante que dalle. D’ailleurs, elle est aussi qualifiée de sorcière, ce qu’elle n’est pas non plus étant donné qu’il s’agit d’un esprit. Je dirais même plus, il s’agit d’une divinité inca (sur laquelle on ne sait rien, soit dit en passant, parce que la culture inca, ils s’en foutent manifestement). Enfin, je dis ça, mais elle est peut-être pas inca, elle est peut-être aztèque, ou autre. De toute façon, peu importe votre connaissance de la culture méso-américaine, je suis à peu près certain que les producteurs ont chié dessus. Fin de la parenthèse.

      Alors qu’à de si particulier ce personnage ? Eh bien il est complètement pété. En fait, elle est quasiment aussi forte que Superman. Voilà, juste ça. Pour info : elle peut se téléporter à l’autre bout du monde, et ce dans un endroit précis (genre, x coffre fort de l’armée iranienne ; véridique, c’est dans le film), le tout en une fraction de seconde. Check. En plus de ça, elle a l’air aussi vulnérable aux balle qu’une chaise à un moustique - check - et elle peut vous foutre n’importe quelle vision dans la tête à vous rendre zinzin. Check !

      La pauvre divinité se plaint d’avoir été enfermée par les vilains humains au lieu d’avoir été vénérée (c’est vrai, quoi, elle avait pourtant tout pour plaire) et décide conséquemment d’exterminer l’humanité. Non, non, c’est pas du tout un méchant bien cliché, non. Mais heureusement, madame apocalypse a eu un tuyau sorti probablement du néant scénaristique pour retrouver son coeur (coucou Pirate des Caraïbes) et la menacer de le transpercer si elle ne se tenait pas tranquille. Cool. Malheureusement, elle trouve assez facilement un moyen de palier à ce contre-temps en allant délivrer son frère-dieu, maléfique lui aussi (un trait de famille, sans doute), qui fait… un truc, un je ne sais pas exactement quoi, qui lui permet de survivre quand bien même son coeur est détruit. Elle se retrouve donc sans aucune raison logique avec un deuxième coeur, et avec autant de coeurs, on commence à se demander pourquoi elle est si méchante. Mais bref, son frère se transforme en espèce d’armure géante, dorée, brillante, en images de synthèse pas du tout convaincantes (par qu’ils respectent au moins la tradition du film de super héros quand il s’agit de ses mauvais aspects, c’est déjà ça), qui est capable de balancer des tentacules d’airain en fusion laser passant à travers tout, et qui est insensible aux balles ou aux roquettes. Ensemble ils décident de tout faire péter en ville et de transformer les gens en zombies/soldats/alien qui ressemblent à des bactérie.
      Oui, vous l’aurez deviné, ce film aurait dû s’appeler Will Smith vs. Il était une fois la vie.

      Alors, outre les quelques questions qui me brûlent les lèvres, comme : pourquoi, diantre de merde, l’Enchanteresse était-elle inconnue de tout-le-monde, alors qu’elle a probablement fait un maxi carnage dans sa première tentative d’exterminer l’humanité avant qu’une équipe de super archéologues ne retrouvent son coeur tout vert au beau milieu de la jungle ? Ou alors, comment la DRH manifestement la plus accréditée des Etat-Unis d’Amérique a pu une seule foutre-Dieu de fraction de seconde penser qu’il serait une bonne idée de faire chanter une divinité de l’enfer inca/aztèque/ou que sais-je motivée par la seule perspective d’éradiquer la race humaine de la surface de la Terre ? Outre ces quelques questions, dis-je, le film accomplit le remarquable exploit de se mordre la queue (plutôt à propos pour un film qui se suce la bite) et donc d’être inutile à 100% dans la timeline de l’univers DC. En fait, on avait déjà eu droit à un scénario de ce genre avec Civil War, où une “ victime “ d’Ultron avait pété un câble au point de devenir le prochain méchant à l’origine du film. Mais là, il y avait vaguement le thème du cercle vicieux de la violence et des conséquences qu’ont les combats de super héros à grande échelle. Ici, rien. Absolument rien. Le film est vide de ce genre de thématiques et traite le scénario le plus superficiellement du monde, comme s’il était parfaitement légitime et cohérent. C’est pour cela que je qualifie la contorsion scénaristique improbable de David Ayer d'exploit.

      La DRH envoie donc la Suicide Squad… Lui sauver les fesses, en asticotant juste sous leur nez son smartphone sur lequel une simple pression du doigt pourrait tuer l’un d’entre eux. Je répète, pour être sûr que tout est bien assimilé : sous leur nez - l’un d’entre eux. Voilà. Elle peut les tuer un par un et elle se trouve (au milieu du film) juste à côté d’eux, alors que certains d’entre eux peuvent, je sais pas, lui couper la main ou lui loger une balle dans la tête avant qu’elle ait le temps de comprendre que ses parents étaient aussi probablement frère et soeur.

      Et c’est à ce moment que la seconde partie du film commence. Ca sera beaucoup plus rapide à résumer, puisqu’à ce moment, la fine pellicule d’intérêt qui donnait un léger brillant au film cède totalement et laisse s’échapper l’odeur à pleines narines. Donc en gros, on a ensuite droit à une succession de scènes “ d’action “ - et croyez moi, ça m’arrache la gueule d’utiliser le mot action, puisqu’à côté, l’intégrale de Derrik ralentie quatre fois aura l’air d’un film de Jackie Chan - entrecoupées de brefs scènes d’expositions pour tel ou tel personnage avec une vague mention de son background, tandis que vous en êtes toujours à fouiller dans votre mémoire pour retrouver son nom ou la dernière fois que vous l’avez vu, étant donné que Harley et Will Smith occupent les trois quarts de l’écran (un mec qui fait des blagues lourde et un cul, ils auront au moins réussi à résumer notre pop culture).

      Cela dit, vous vous aimeriez peut-être savoir où est-ce qu’on met du Joker là-dedans ? EH BAH ON L’MET DANS TON CUL ! Ahem. Pardon. Nan, vraiment, je le pensais pas. C’est dans le cul du réa’ qu’on devrait le mettre. Ou dans celui les producteurs. Je veux même pas savoir à qui la faute. Tout ce qu’il faut savoir, c’est la chose suivante : pire ; Joker ; de l’Histoire ; de l’Humanité ; toute entière.
      Le pire.
      Le putain de pire !

      C’est un gangster de bas étage. C’est une fashion victim. C’est Miley Cirus se prennant pour Marylin Manson. C’est un mauvais clip MTV. C’est un vampire Twilight qui s’encanaille. C’est un produit dérivé de lui même. C’est une plaie d’où suinte la diarrhée du département marketing.
      Et c’est absolument effroyable.

      Ma comparaison avec un clip de Rihanna au début n’est pas innocente. Le Joker est symptomatique, je trouve, de notre pop culture, qui est si infoutue de se renouveler et si putassière qu’elle se sent forcée de puiser dans les imageries extrêmes comme la culture alternative trash. Et je pense qu’ils se sont vraiment inspirés de Marylin Manson pour construire le personnage du Joker. Sauf que, là où Marylin Manson entreprend la véritable démarche de greffer une composante pop à son image pour mieux parodier et conspuer notre société actuelle, le personnage du Joker est forgé avec tout ce qu’il y a de plus froid, de plus calculé et de plus ridiculement superficiel dans la culture pop tout en étant accolé à une image artificiellement trash. Ce Joker n’est rien de plus qu’une prostitution maquillée en originalité, tout comme ce film est une vulgarité obscène maquillée en irrévérence.

      Et sans parler du fait qu’elle ne respecte pas plus le personnage original du Joker qu’Harley Quinn le sien, la démarche du film, qui nous fait croire qu’elle nous présente une histoire de super méchants, alors qu’elle nous fait subir une énième histoire de super héros tentant de façon gênante d’avoir l’air badass et méchants ; cette démarche est profondément malsaine. A aucun moment, les personnages sont des sujets de controverse ; à aucun moment, on se souvient qu’il s’agit en réalité de tueurs.

      Tous plus ridicules les uns que les autres, on n’a pas tant à faire à des vilains humanisés qu’à des malfrats glamourisés. On n’apprend pas à les comprendre, on se voir juste incités à les approuver.

      Je pourrais écrire encore des pages et des pages sur cette incomparable bouse qu’est Suicide Squad, mais j’avoue avoir fait ça en priorité pour canaliser toute la frustration que le film m’a apportée. Peut-être que personne ne lira cet interminable commentaire, mais tant pis ; ça m’a fait du bien.

      Vous savez, il existe plein de films qui sont mauvais pour un tas de raisons. Parce qu’ils tombent à côté de la plaque. Je trouve que Batman vs. Superman en est un bon exemple. Il en existe qui sont mauvais parce qu’ils sont mal réalisés, d’autres qui sont produits dans de mauvaises intentions (spoiler alerte : le fric), d’autres qui sont incapables de construire un scénario, ou des personnages, d’autres qui sont bourrés à ras la gueule d’incohérences et d’autres encore qui trichent carrément sur l’image qu’ils veulent se donner. Mais j’ai très rarement vu - bien que je sois difficile - de films qui parviennent à accumuler absolument toutes ces tares en même temps. Et quand je dis toutes, je veux bien dire toutes ces putains de tares. Suicide Squad a un mauvais scénario, totalement incohérents, des personnages qui violents le matériau de base et qui sont d’une effroyable platitude, des partis pris on ne peut plus discutables d’un point de vue moral, une réalisation sans âme et parfois même dégueulasse, bref, tout, tout, tout est mauvais dans ce film.

      Et le pire dans tout ça, c’est qu’il ne reposait que sur son concept : prendre des super vilains que les gens aiment bien, les faire se battre ensemble dans un film. C’est tout, juste ça. Ça tient sur un foutu post-it, sérieusement. Et même si le film était pas terrible, on s’en foutait, parce qu’on voulait juste voir nos super vilains préférés se foutre sur la tronche de façon sympa. En terme d’attente, c’est l’équivalent direct d’un Sharkanado ou d’un Boa versus n’importe quoi. C’est le concept geek un peu gamin et facilement jouissif du : on prend lui, on prend lui, on les faits se battre. Rien de plus simple : on prend un alien, on prend un predator, on les faits se battre. Alien vs. Predator n’était pas un bon film en soi, mais c’était un film qui tenait sa promesse de vous divertir avec des aliens et des predators qui se foutaient sur la tronche. Et on en demandait pas plus. Suicide Squad ne fait que décevoir. C’en est presque une oeuvre d’art. Et je pense que si je devais le résumer en une seule phrase, ça serait la suivante :
      Suicide Squad aurait pu être réalisé par Uwe Boll.

      J’espère qu’il reste de l’espoir pour DC, parce que j’aime bien l’univers de Batman. Mais ils vont avoir intérêt à se remettre méchamment en question s’ils veulent commencer à tenir un minimum la route.

      A bon entendeur.

      16 J'aime
      -
      2 commentaires
      Il y a 1 an

      Je dois t'avouer que j'ai perdu la foi quant à DC. Cela dit, il y aura Jason Momoa dans le rôle d'Aquaman ; donc ça devrait édulcorer la douleur si le film est mauvais.

      Il y a 1 an

      Merci 😍😍

    2. n'a pas aimé
      2.5 Il y a 1 an

      C'est dommage vraiment, ça partait bien, mais le film accumule conneries sur conneries. Un casting transparent clairement on ne voit que Will Smith (Deadshot) et Margot Robbie ( Harley Quinn) qui sont eux plutôt bons, sinon les autres ne servent à rien, on passe vaguement sur leur description de personnage au début. Un montage clairement à refaire, les scènes de dialogues sont mal coupés, on ressent les scènes coupées. On se sent un peu trahis, car pas de joker ( 5-6 mins dans le film grand maximum), pas de scène extraordinaire, ce n'est clairement pas ce qu'a nous avions promis. Les blagues potaches à chaque fin de répliques ne sont pas drôles, c'est lourd très lourd. C'est dommage parce que visuellement c'est cool, la bande-son est top mais tout le reste est brouillon. Mention spéciale a Cara Delevigne qui est tout bonnement ridicule, vraiment. Économisez votre argent et regardez l'en streaming c'est tout ce qu'il mérite.

      3 J'aime
    3. a été déçu
      1.0 Il y a 1 an

      Creux. C'est le mot qui correspond le plus au film pour moi. Des personnages pas très attachant et un scénario de super héros (alors que c'est un film de super vilains). Beaucoup d'action donc le film ne laisse pas le temps de s'ennuyer mais on attend la fin. Le film a pourtant très bien démarrer avec un style graphique sympa pour présenter les personnages puis est passé à autre chose de beaucoup plus fade.

      C'est un film de vilains qui n'en sont pas, un film sombre qui ne l'est pas et un film drôle qui n'est pas marrant. Il faut le voir pour comprendre.

      DC essaye de faire du Marvel au lieu de chercher son propre style. Ils devraient aller vers un style beaucoup plus déjanté à l'image de leurs films animés. Batman V Superman a essayé d'être sombre et complexe mais a complètement raté, Suicide Squad a rien essayé et a tout raté.

      Merci à Margot Robbie (Harley Quinn) qui est la meilleure partie de ce film, très bonne actrice, parfaite dans son rôle.

      3 J'aime
    4. s'est endormi
      1.0 Il y a 1 an

      Je cherchais un truc pour me tenir éveillé dans l'avion. Raté.

      2 J'aime
    5. a moyennement aimé
      2.0 Il y a 1 an

      Suicide Squad semblait franchement prometteur lorsque la toute première bande-annonce est parue.
      Seulement, lorsque la nouvelle de la reprise du tournage demandé par la Warner (il me semble) a fuité, on pouvait s'attendre à tout, sauf à du bon.
      La première partie du film, qui consiste en la présentation de chaque membre qui constitue cette "Squad" est plutôt prenante. Même si elle laisse quand même l'impression d'avoir été rabotée à coup de hache mal aiguisée. Les présentations de Deadshot et Harley Quinn sont furieusement conséquentes à côté des autres protagonistes comme Katana, qui a dû être introduite en deux minutes. À partir de là, on comprend (si il fallait encore le comprendre) que les autres personnages seront bien plus que secondaire.

      Puis la deuxième partie.... ressemble tout bonnement à un vieux film d'action ringard, tabassé à coup de nouvelles relations amicales et enfantines (!?) et de blagounettes plus lourdes que l'administration fiscale. Des ralentis dignes de la télé Novella, à des phases de dialogues et "d'émotion" à en faire pleurer de rire. Et le Joker est totalement inexistant !

      À voir si une version longue sortira. Et encore...

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