Pierrot le fou

30 nov. 1965 - Drame (1h45) de Jean-Luc Godard

Avec Jean-Paul BelmondoAnna Karina, Dirk Sanders, Graziella Galvani, Raymond Devos

92 personnes ont donné un avis sur ce film. Voir tout

Genre : Drame, Comédie

Durée : 1h45

Sortie : 30 novembre 1965

Réalisé par : Jean-Luc Godard

Nationalités : France, Italie

Qu'est-ce que j'peux faire, ch'ais pas quoi faire...Lors d'une réception, Ferdinand retrouve Marianne, une ancienne maîtresse qui le surnomme Pierrot. Après avoir passé la nuit ensemble, ils sont obligés de fuir car Marianne est pourchassée par des gangsters. Ils descendent dans le sud de la France...

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  • a adoré Emotion
    3.5 -  Il y a 8 mois

    Le film est librement inspiré d'un roman policier de Lionel White, dont le titre original est, en anglais, « Obsession » et le titre français « Le démon d'onze heures ».

    Synopsis

    Le thème du film est celui de l’amour et de la mort. Ferdinand Griffon (Jean-Paul Belmondo) mène une vie sans histoire au côté de sa femme Maria (Graziella Galvani) et de ses enfants. Il vient de perdre son emploi à la télévision et, en rentrant d’une soirée ratée chez ses beaux-parents, il tombe sur Marianne (Anna Karina), une de ses anciennes petites-amies, venue comme baby-sitter pour garder ses enfants. Sur un coup de tête, il décide alors de laisser tomber sa famille et sa vie routinière pour s'enfuir avec elle vers dans le Midi. Le road-movie sera un périple sanglant où se mêleront trafic d'armes, complots politiques, rencontres incongrues, mais aussi des pauses bucoliques et pleines de poésie et de déchirements amoureux.

    Le film, tourné en 1965, anticipait la profonde remise en question de la société de consommation et des valeurs conservatrices d'après-guerre, le droit au bonheur et à l’amour sans entraves, le refus de travailler pour gagner sa vie tout en profitant de ce que la société d’abondance apportait, revendications qui culmineront quelques années plus tard, avec la vague de mai 1968 qui fit trembler les bases de toute la société européenne.
    La cavale des amants maudits commence à Paris et elle se poursuit en descendant vers Avignon (pont de Bonpas), les rives de la Durance, et l’île de Porquerolles dans le Var. Les références à la peinture, la littérature et la bande dessinée sont nombreuses - et on reconnaît aussi nombre de slogans publicitaires de l'époque dans les dialogues.

    Le film et la couleur : Bien avant Diva de Jean-Jacques Beineix (1981) ou Subway de Luc Besson (1985), Godard a inauguré, avec Pierrot-le-Fou, une utilisation révolutionnaire de la couleur (en particulier les couleurs rouge et bleu), présentes partout, dans les décors et les accessoires (objets divers, drapeau bleu-blanc-rouge, enseigne de cinéma apparaissant insérées entre deux scènes, visages peints des personnages, etc.) mais aussi, ce qui est plus rare et totalement atypique, surtout à l’époque, en utilisant des filtres colorés pour certaines scènes. Pour revoir cela, il faudra attendre le génial BagdadCafe de Percy Adlon (1987) ou, encore plus tard, Pleasantville de Gary Ross (1998). Pour son film, Godard s’est aussi inspiré de la vie et de l’œuvre du peintre contemporain Nicolas de Staël qui, on le sait, a terminé tragiquement sa vie en se jetant du haut de son atelier à Antibes.


    Tout n'est pas dû à Godard dans ce film. Il doit aussi beaucoup à son chef opérateur, Raoul Coutard. Celui-ci, après avoir fait ses armes comme grand-reporter en Indochine devint plus tard "chef-op" de Pierre Schoendoerffer avant de devenir celui de Godard (avec qui il avait déjà collaboré sur A bout de souffle). Coutard collabora ensuite avec Truffaut où l'on retrouve sa marque dans le violent contraste entre le noir et le blanc qui traverse un autre film culte du cinéma français : La mariée était en noir avec Jeanne Moreau. Le suicide de Pierrot-le-Fou, avec des bâtons de dynamite violemment colorés, rappellerait celui de Nicolas de Staël, tué par son délire de lumière et de couleurs.

    A mon sens, avec A bout de souffle, Pierrot-le-fou est le film le plus achevé de Godard et il restera un exemple pour le cinéma universel, en particulier pour son exceptionnelle utilisation de la couleur et la liberté de son ton. Tout le talent de Jean-Paul Belmondo, qui avait été révélé cinq ans plus tôt justement par A bout de souffle y explose littéralement. Quant à Anna Karina, elle y est sublime et on ne peut désormais imaginer une autre actrice jouant ce rôle.

  • 4.0 -  Il y a 1 an

    Mise en scène aussi brillante qu’intrigante, ce film précurseur du Road movie est un hymne à la vie mais aussi au drame contemporain.

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