Les Rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch

2010 - Documentaire (1h29) de Rainer Hoffmann, Anne Linsel

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Titre original : Dancing Dreams - Teenagers Perform "Kontakthof" by Pina Bausch

Genre : Documentaire

Durée : 1h29

Sortie : 13 octobre 2010

Réalisé par : Rainer Hoffmann, Anne Linsel

En 2008, Pina Bausch, quelques mois avant sa mort, décide de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, non plus avec sa troupe, mais avec des adolescents de 14 à 18 ans qui ne sont jamais montés sur scène et n'ont jamais dansé. Ce documentaire est leur histoire...

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  • a adoré Emotion
    5.0 -  Il y a 8 mois

    Qui ne connaît, du moins de nom, la grande chorégraphe allemande Pina Bausch, décédée en 2009 ? Ce film, co-réalisé par la journaliste Anne Linsel, qui suivait son travail depuis qu'elle avait pris la tête du Tanztheater Wuppertal, à Wuppertal, retrace la préparation du spectacle Kontakthof. Ce spectacle avait été créé par Pina Bausch en 1978 et il fut repris avec sa compagnie en 2000 et 2006. La version filmée par la documentariste est celle que Pina Bausch reprit à peine un an avant sa mort, avec 46 jeunes non-professionnels de 14 à 18 ans provenant de 12 écoles et collèges de la ville de Wuppertal (Allemagne).

    Suite à une annonce faite dans leur collège, la plupart avaient répondu sans vraiment savoir dans quoi ils s'engageaient. Certains ne connaissaient même pas le nom de Pina Bausch, encore moins ses chorégraphies atypiques.

    Le film en fait les personnages principaux en même temps que les danseurs de la pièce. Le tournage s’est étendu sur l’année qu’il fallut pour préparer la pièce, au rythme d'une séance par semaine. Ce sont les danseuses Jo Ann Endicott (pour ceux qui lisent l'allemand, un article plus détaillé sur Jo Ann Endicott est disponible sur Wikipedia) et Bénédicte Billiet, proches collaboratrices de Pina Bausch, qui furent en charge de la formation de ces jeunes gens dont certains n’avaient pas la moindre notion de danse.

    Selon la chorégraphe, « Kontakthof » est « un lieu où l'on se rencontre pour lier des contacts, se montrer, se défendre. Avec ses peurs, ses ardeurs, ses déceptions, ses désespoirs ».

    Les réalisateurs filment l'apprentissage de leur corps par ces adolescents qui, grâce au travail de la danse et du théâtre prendront, au cours de l’année, confiance en eux et en leurs propres capacités.

    Le reportage laisse la parole à quelques-uns de ces jeunes et, au cours d’interviewes qui entrecoupent le film, seront amenés à confier leurs expériences personnelles (doutes, ruptures avec un petit ami, mort d'un père, etc.) et comment cette expérience a marqué leur vie.

    Pina Bausch apparaît dans quelques scènes en fin de film notamment pour sélectionner les adolescents qui pourront jouer dans la pièce finale et donner quelques conseils sur la manière de jouer, de se déplacer, etc. On se serait attendu à ce que la grande dame, qu’on imagine volontiers raide et tranchante, occupe toute la place. Il n’en est rien. Ses apparitions et ses prises de parole sont au contraire pleines d’une grande douceur et laissent une large place à l’autre.

    Mon opinion sur ce film

    Ce film aurait pu n’être qu’un simple documentaire sur la grande chorégraphe allemande. Il est en fait beaucoup plus que cela. Que l’on s’intéresse ou non à la danse, il faut voir ce film. On y découvrira tout le travail qui accompagne la création et le merveilleux épanouissement qui la couronne. Ceux qui, comme moi, ont une expérience théâtrale avec des collégiens, y retrouveront les doutes, les peurs, le découragement qu’ils ont connus avec leurs élèves, mais aussi l’enthousiasme et la joie de l’aboutissement final.

    Le bonus qui complète le DVD comporte plusieurs interviewes de Pina Bausch et de ses collaboratrices. On y découvre l’intense exigence de cette femme que certains jugent dure et froide alors qu’elle apparaît au contraire constamment douter d’elle-même, du bien-fondé de sa recherche et où éclate surtout sa profonde humanité. Ce film-testament, dont Pina Bausch a pu voir la version finale 10 jours avant de quitter ce monde, permet de mieux approcher (sinon comprendre) l’œuvre de la chorégraphe qui a passé sa vie à interroger les codes sociaux, à tenter de dépasser les conventions esthétiques du corps, en lui permettant de s’exprimer dans la plus totale liberté et sans aucun tabou.
    A côté de cet exaltant Rêves dansants, le film Pina que lui a consacré Wim Wenders (2011), fait bien pâle figure, même s’il est par instants traversé de moments de grâce.

  • a adoré Emotion
    5.0 -  Il y a 8 mois

    Qui ne connaît, du moins de nom, la grande chorégraphe allemande Pina Bausch, décédée en 2009 ? Ce film, co-réalisé par la journaliste Anne Linsel, qui suivait son travail depuis qu'elle avait pris la tête du Tanztheater Wuppertal, à Wuppertal, retrace la préparation du spectacle Kontakthof. Ce spectacle avait été créé par Pina Bausch en 1978 et il fut repris avec sa compagnie en 2000 et 2006. La version filmée par la documentariste est celle que Pina Bausch reprit à peine un an avant sa mort, avec 46 jeunes non-professionnels de 14 à 18 ans provenant de 12 écoles et collèges de la ville de Wuppertal (Allemagne).

    Suite à une annonce faite dans leur collège, la plupart avaient répondu sans vraiment savoir dans quoi ils s'engageaient. Certains ne connaissaient même pas le nom de Pina Bausch, encore moins ses chorégraphies atypiques.

    Le film en fait les personnages principaux en même temps que les danseurs de la pièce. Le tournage s’est étendu sur l’année qu’il fallut pour préparer la pièce, au rythme d'une séance par semaine. Ce sont les danseuses Jo Ann Endicott (pour ceux qui lisent l'allemand, un article plus détaillé sur Jo Ann Endicott est disponible sur Wikipedia) et Bénédicte Billiet, proches collaboratrices de Pina Bausch, qui furent en charge de la formation de ces jeunes gens dont certains n’avaient pas la moindre notion de danse.

    Selon la chorégraphe, « Kontakthof » est « un lieu où l'on se rencontre pour lier des contacts, se montrer, se défendre. Avec ses peurs, ses ardeurs, ses déceptions, ses désespoirs ».

    Les réalisateurs filment l'apprentissage de leur corps par ces adolescents qui, grâce au travail de la danse et du théâtre prendront, au cours de l’année, confiance en eux et en leurs propres capacités.

    Le reportage laisse la parole à quelques-uns de ces jeunes et, au cours d’interviewes qui entrecoupent le film, seront amenés à confier leurs expériences personnelles (doutes, ruptures avec un petit ami, mort d'un père, etc.) et comment cette expérience a marqué leur vie.

    Pina Bausch apparaît dans quelques scènes en fin de film notamment pour sélectionner les adolescents qui pourront jouer dans la pièce finale et donner quelques conseils sur la manière de jouer, de se déplacer, etc. On se serait attendu à ce que la grande dame, qu’on imagine volontiers raide et tranchante, occupe toute la place. Il n’en est rien. Ses apparitions et ses prises de parole sont au contraire pleines d’une grande douceur et laissent une large place à l’autre.

    Mon opinion sur ce film

    Ce film aurait pu n’être qu’un simple documentaire sur la grande chorégraphe allemande. Il est en fait beaucoup plus que cela. Que l’on s’intéresse ou non à la danse, il faut voir ce film. On y découvrira tout le travail qui accompagne la création et le merveilleux épanouissement qui la couronne. Ceux qui, comme moi, ont une expérience théâtrale avec des collégiens, y retrouveront les doutes, les peurs, le découragement qu’ils ont connus avec leurs élèves, mais aussi l’enthousiasme et la joie de l’aboutissement final.

    Le bonus qui complète le DVD comporte plusieurs interviewes de Pina Bausch et de ses collaboratrices. On y découvre l’intense exigence de cette femme que certains jugent dure et froide alors qu’elle apparaît au contraire constamment douter d’elle-même, du bien-fondé de sa recherche et où éclate surtout sa profonde humanité. Ce film-testament, dont Pina Bausch a pu voir la version finale 10 jours avant de quitter ce monde, permet de mieux approcher (sinon comprendre) l’œuvre de la chorégraphe qui a passé sa vie à interroger les codes sociaux, à tenter de dépasser les conventions esthétiques du corps, en lui permettant de s’exprimer dans la plus totale liberté et sans aucun tabou.
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