Le Havre

2011 - Drame (1h38) de Aki Kaurismäki

Avec André Wilms, Jean Piere Leaud, Kati OutinenJean-Pierre Darroussin, Quoc Dung Nguyen, Blondin Miguel, Jean-Pierre LéaudElina SaloPierre Étaix, Luce Vigo, François Monnié, Myriam 'Mimie' Piazza, Patrick BonnelEvelyne Didi, Vincent Lebodo, Jerome Boyer, Ilkka Koivula, Valerie Caron, Umban U'kset

Note presse

83 personnes ont donné un avis sur ce film. Voir tout

Genre : Drame, Comédie

Durée : 1h38

Sortie : 21 décembre 2011

Réalisé par : Aki Kaurismäki

Nationalités : Finlande, France, Allemagne

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s'est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d'être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d'Afrique noire. Quand au même moment, Arletty tombe gravement malade et doit s'aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l'indifférence humaine avec pour seules armes, son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d'un Etat de droit occidental, représenté par l'étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié. Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents. Sélection Officielle, en compétition - Festival de Cannes 2011.

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  • 1.5 -  Il y a 8 mois

    Marcel Marx (André Wilms sur les épaules duquel le film repose entièrement), ex-écrivain, est devenu cireur de chaussures au Havre. Il vit pauvrement avec sa femme Arletty (Kati Outinen) et sa chienne Laïka dans une ruelle où il a ses habitudes et ses amis, Claire, la patronne du bar La Moderne (Elina Salo), Yvette, la boulangère (Evelyne Didi), l’épicier (François Monnié) Cheng, un autre cireur de chaussures, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique, Idrissa (Blondin Miguel).

    Au même moment Arletty est prise de violentes douleurs et on doit l’hospitaliser. A son retour, il trouve le jeune clandestin chez lui en compagnie de sa chienne.
    Mais un voisin (méconnaissable Jean-Pierre Léaud en ignoble délateur) les a dénoncés à la police et Marcel est surveillé par le commissaire Monet (Jean-Pierre Darroussin). Dans un premier temps, on pense que le commissaire est là pour l’arrêter et l'empêcher d'aider le jeune fugitif. En fait, il vient le prévenir et lui apporte son aide pour permettre à Idrissa de fuir la France pour l’Angleterre où il doit rejoindre sa mère qui y travaille. Film engagé, certes, qui dénonce, comme tant d’autres (en particulier Welcome), la triste dérive politique de l'ex-« patrie des droits de l’homme ».
    Mon opinion

    Dieu sait combien, en tant que citoyen, je ne peux que souscrire sur le fond au propos d’un tel film tant je suis opposé à la politique actuelle de l’immigration et au tour « vichyste » que prend cette politique[1]. En cela, je peux comprendre le parti-pris de faire de Darroussin (merveilleux dans Les neiges du Kilimandjaro un quasi-gestapiste, ou de Jean-Pierre Léaud une caricature de ces dénonciateurs anonymes qui fleurissaient sous Vichy. Je ne me fais aucune illusion sur la possibilité que de telles situations se reproduisent, hélas, à l’identique, même et alors que notre pays n’est pas soumis (du moins pas encore !) à une dictature totalitaire.

    Mais, ce qui m’a gêné, dans ce film, c’est le choix de ses décors misérabilistes, années 50, qui édulcore son propos alors que son film aurait gagné en crédibilité s’il l’avait tout bonnement filmé dans des décors contemporains avec toute la violence crue de notre époque.
    Si je peux comprendre que le réalisateur ait fait parler André Wilms – qui est par ailleurs un grand acteur - comme une parodie d'écrivain, je ne comprends pas quelle était la nécessité de faire ânonner ses autres acteurs comme des débutants ? Tout cela sonne faux, comme sonne faux le « sauvetage » du gamin, la guérison miraculeuse d’Arletty que l’on croit morte et qui est ressuscitée, le comble étant l'image du pommier en fleurs saluant le retour de Marcel et d'Arletty à la maison ! J’ai prié, jusqu’à la dernière image pour qu’une telle situation mélodramatique voire vaudevillesque ne se produise pas, et, à mon grand regret, cela s’est produit.

    Non, je regrette, mais pour moi Kaurismäki n’a pas démontré, dans ce film, qu’il était un cinéaste de talent. Le seul jeu d'acteurs que j'ai aimé dans Le Havre est celui d'Yvette et de Claire, rayonnantes de chaleur et d'amour du prochain comme seuls savent l'être les gens simples, bons et authentiques. Mais tout le reste est tellement "téléphoné" que c'en est parfaitement ridicule.

    Dussé-je en prendre plein la gueule (car les attaques ne vont pas manquer comme chaque fois que je me permets de critiquer un cinéaste « reconnu »!), je vais donner mon opinion sur ce film. Comme j’ai vu hier Les neiges du Kilimandjaro et qu’il n’est pas hors de propos de comparer les deux films qui, sur le fond, traitent de sujets de société qui nous préoccupent tous, le chômage, la pauvreté (voire la misère qui touche de plus en plus de Français), je peux faire la différence entre un cinéaste de talent (Robert Guédiguian) et un cinéaste moyen, voire mauvais, comme Kaurismäki.

    En conclusion, j’ai trouvé ce film ennuyeux, ses dialogues insipides (à part la lecture que fait Yvette à la mourante lors de sa visite à l'hôpital, mais le cinéaste nous montrant la couverture : Kafka, nous comprenons, hélas, que le texte n’est pas de lui), le jeu des acteurs artificiel, les prises de vue nulles (chez Guédiguian, où que l’on se place, on voit la mer ou on la devine), le phrasé laborieux, la grotesque parodie du vieux rockeur… le juke-box, les enregistrements "d'époque", etc., etc. Et par-dessus tout, ce qui pour moi fait un bon film, le savant mélange entre rire et larmes (ou émotion) est totalement absent de ce film qui n’est qu’un pensum lourdingue et ennuyeux.

  • Il y a 7 ans

    Une petite merveilleuse surannée. Un vrai conte social réalisé avec deux prises maxis pour chaque scène. Kaurismaki filme de drôles d'huluberlus. Très touchant. Prix Delluc entièrement mérité.

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