Lake Tahoe

2008 - Drame (1h29) de Fernando Eimbcke

Avec Diego CatañoHéctor Herrera, Daniela Valentine, Juan Carlos Lara, Yemil Sefani, Olda López, Mariana Elizondo, Joshua Habid

1 personne a donné un avis sur ce film.

Genre : Drame, Comédie

Durée : 1h29

Sortie : 9 février 2008

Réalisé par : Fernando Eimbcke

Nationalité : Japon

Au petit matin, Juan, 16 ans, emboutit la voiture de son père. En cherchant de l’aide, il va croiser un vieux mécanicien, un adolescent passionné de kung fu, une jeune fille punk dont il tombe amoureux Les différentes rencontres de cette journée vont l’aider à vivre avec le douloureux secret qu’il porte en lui.

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  • 1.0 -  Il y a 3 mois

    Je m'étais laissé entraîner à aller voir "Lake Tahoe", un film mexicain d'un certain Fernando Eimbcke qui a tout de même obtenu plusieurs prix, dont celui du Festival de Sundance (comme quoi, ce n'est pas toujours une preuve de garantie!) et surtout du Festival de Berlin par deux critiques lues sur le programme de mon cinéma favori, une du "Nouvel Obs", qui n'est pourtant généralement pas tendre avec les réalisateurs, l'autre de Mr. Cinéma, auquel je fais souvent confiance. Et bien, j'en ai eu pour mon argent ! Heureusement que le film ne dure qu'une heure 35!

    Je me suis rarement autant ennuyé de ma vie, à part dans les films de Theo ANGELOPOULOS, que, par ailleurs, j'admire, car ses longs plans-séquences ont toujours un sens, même si, parfois, il en joue et en abuse à outrance (je me rappelle les hommes-cigognes de "Paysage dans le brouillard"...). Chez Angelopoulos, c'est au moins esthétique.

    Là, rien de tel. Le film est en espagnol, langue que je parle, donc cela ne me pose pas de problème particulier mais, de toute manière, les dialogues se résument à si peu de choses que, même sans comprendre l'espagnol, vous pouvez y aller sans crainte, ce que je vous conseille pas.

    De longs plans séquence où la caméra, totalement fixe, filme la minable façade d'un "taller automobilo" (atelier de mécanique automobile) misérable, puis d'un autre, puis d'un autre... A croire qu'il n'y a que des "tallers automobilos" dans ce bled désert.

    Le film commence par un accident de voiture le long d'une route déserte : une vieille voiture japonaise, conduite par un gamin de 16 ans, se fracasse contre un poteau télégraphique le long d'une route poussiéreuse et déserte. Puis le garçon, qui a "emprunté" la voiture familiale essaie désespérément de se faire dépanner. Il se rend dans un 1er "taller automobilo" (garage) mais celui-ci est fermé. Il en essaie un autre, puis un autre... Soit ils sont déserts, soit les personnes qui s'en occupent ne sont pas là. Soit ils n'en ont rien à foutre d'un garçon de 16 ans sans le sou. Un conseil : ne tombez pas en panne au Mexique !!! Vous risqueriez d'y être encore 10 ans après. Et cela dure tout le film.

    En fait (on le comprend vers la fin du film), le garçon vient de perdre son père. Sa mère (dont on ne voit que la main tenant une cigarette dépassant du rideau de douche) s'est enfermée dans la salle de bains et fume, son petit frère s'est réfugié dans son domaine, une petite tente plantée dans le jardin où il passe son temps à découper : Quoi ? Là idem, on ne le comprend qu'à la fin. Un album de photos où il colle les souvenirs de son père.

    Vous me direz : Et le Lac Tahoe, dans tout ça ? Ce titre qui m'avait donné envie de voir le film. Pour eux qui ne savent pas, le Lac Tahoe est un des plus beaux lacs de l'Ouest des Etats Unis, bordé d'un côté par le désert californien, de l'autre par la Sierra Nevada (ci-joint, un lien avec l'article en anglais qui vous le présente sur Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Lake_Tahoe

    Dans le film, le Lac Tahoe ne joue strictement aucun rôle. Il se résume à un autocollant apposé à l'arrière de la voiture qu'a rapporté une tante d'un de ses voyages aux USA. A la fin, le grand-frère décolle l'autocollant de l'arrière de la voiture et le colle dans l'album de son petit-frère. Tout cela aurait pu être émouvant. C'est triste, certainement, mais surtout ennuyeux à mourir. Il n'y a ni belles images ni dialogues, aucun trait d'humour. Rien, aussi ennuyeux que le désert infini d'images poussiéreuses et mal filmées que l'on n'a même pas pris la peine de cadrer.

    Ce film représente pour moi la quintessence de tout ce que j’abhorre dans le cinéma dit "d'art et d'essai" et la critique des "Inrock", le comble de la cuistrerie parisiano-intellectuelle. Je vous en laisse juger :

    "Eimbcke transcende l'anecdotique pour fabriquer de formidables vignettes hyperréalistes, des épiphanies drôles et subtilement cruelles. Cela s'appelle le style".

    Ben voyons ! Et la tartuferie branchée, vous connaissez ? Non, mes chers amis des Inrock, nous n'avons vraiment pas, non vraiment pas, la même conception de ce qu'est le style !

    Un dernier conseil : si vous voulez vraiment mourir d'ennui, allez voir "Lake Tahoe" mais, surtout, n'espérez pas vous noyer dans ses eaux divinement bleues de ce lac merveilleux car vous vous prendriez le capot -arrière d'une japonaise délabrée en pleine gueule !

    Good Bye, Mr. Eimbcke. Ne comptez pas sur moi pour voir un autre de vos films !

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