En présence d'un clown

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Titre original : In the Presence of a Clown

Genre : Drame

Durée : 1h59

Sortie : 3 novembre 2010

Réalisé par : Ingmar Bergman

Nationalités : Danemark, Allemagne, Italie, Norvège, Suède

Le film s'ouvre sur une citation de Shakespeare, dans Macbeth: « La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui s'agite et se pavane une heure sur scène et qu'ensuite on n'entend plus » (S'agite et se pavane étant le titre du texte écrit par Bergman en 1993, qui a par la suite été adapté en téléfilm sous le titre En présence d'un clown).L'histoire se déroule en octobre 1925 ; elle commence dans le département de psychiatrie de l'hôpital d'Uppsala. Le docteur Egerman y soigne un ingénieur, Carl Akerblom (l'oncle Carl de Fanny et Alexandre, et celui d'Ingmar Bergman lui-même, tel qu'il le décrit dans Les Meilleures Intentions), âgé de 54 ans, ingénieur passionné par Franz Schubert (le film s'ouvre sur un plan de lui en train de faire jouer à plusieurs reprises le début du dernier lied du Winterreise, dans lequel le poète demande au joueur de vielle, qui représente la mort, s'il peut le rejoindre pour en finir), et parfois par Swedenborg, Jésus, Mahler et August Strindberg. Mélancolique chronique, inventeur raté (le Bureau royal des brevets lui refuse le brevet de la "cinématocamera", inventée en 1866 par R. W Paul sous le nom de théatographe), Carl est placé dans un dortoir désert pour le calmer, car il est sujet à des crises violentes. On apprend par la suite qu’il est interné pour avoir lancé une chaise au visage de sa fiancée ; il a accepté d'être interné pour éviter 6 ans de travaux forcés. Carl est consulté par son docteur, à qui il demande ce que Schubert pouvait penser le matin où il a découvert qu'il avait la syphilis, ce à quoi le docteur répond qu'il "s'est senti couler", ce qui le satisfait. Un jour, Carl est rejoint par un autre personnage, Osvald Vogler, lunatique qui se dit membre de la "Société des péteurs du monde", organisation française qui agit en faveur du droit de péter librement. Vogler lui raconte l’histoire de Mizzi Veith, viennoise prostituée par son beau-père et paradoxalement vierge, suicidée très jeune ; il est dit d'elle qu'elle « faisait tout sauf une chose particulière ». Dans un cauchemar, Carl Akerblom est visité par le clown "Rig-mor" (ce qui renvoie à la rigor mortis, la mort, que l'on retrouve également dans Le Septième Sceau) qui s'avère être une femme, et qui lui montre ses seins avant de l'enjoindre à "l'enculer", ce que Carl fait.Puis Carl reçoit la visite de sa fiancée, Pauline Thibault, à qui il fait part de son projet destiné à révolutionner le cinéma : un "film vivant", avec des hommes derrière l’écran qui doublent les acteurs en direct et jouent de la musique. Carl veut mettre en scène les amours imaginaires et malheureuses de Schubert et de Mizzi Veith, malgré toutes les incohérences que cela suppose (le décalage temporel entre les périodes de vie et de mort des deux personnes, en premier lieu).À l'hôpital succède la salle des fêtes de Granaes, sous la neige ; la troupe s'y produit, et onze tickets sont vendus. Le projet était jusque financé par Mme Vogler, mais cette dernière a cessé d'apporter son soutien économique après avoir perdu 72 000 rixdales dans l'affaire. Mia Falk, l'actrice et maîtresse de Akerblom, quitte la troupe. Restent Pauline, Carl, Vogler et le projectionniste Petrus Landahl, avec qui Carl met les plombs du tableau électrique hors service pour que la lampe à arcs puisse fonctionner. Arrive la belle-mère de Carl, qui apprend et accepte les fiançailles entre Carl et Pauline. Pauline Thibault lui énonces les villes de provinces traversées par a troupe : Stenbjoerka, Storforsen, Videvik, et lui décrit les conditions difficiles de tournage du premier et unique film parlant, intitulé La joie de la fille de joie. Puis la représentation a lieu ; un feu se déclare, éteint par le projectionniste. Finalement les acteurs décident de continuer le film sous forme de pièce de théâtre : ainsi le théâtre prend le relais du cinéma, puis laisse la place à la vie elle-même, lorsque l'une des spectateurs (l'institutrice) se lève et prend la parole pour lire un texte :« Tu te plains de crier et du silence de Dieu. Tu dis que tu es enfermé, et que tu as peur d'être emprisonné à vie, bien que personne ne t'ait rien dit à ce sujet. Songe alors au fait que tu es ton propre juge et ton propre gardien. Prisonnier, quitte ta prison ! A ta grande surprise, tu verras que personne ne t'en empêchera. Certes la réalité hors de la prison est effrayante mais moins effrayante que l'angoisse, que l'angoisse que tu éprouvais là-bas dans ta chambre close. Fais un premier pas vers la liberté, ce n'est pas difficile. Le second pas sera plus dur mais ne te laisse jamais vaincre par tes gardiens qui ne sont que tes propres peurs et ton propre orgueil. »La pièce se termine par une réplique de Schubert, qui dit « Je coule », puis se reprend : « Je ne coule pas. Je m’élève. » Au matin, Carl se dispute puis se réconcilie avec Pauline, et meurt. Auparavant, il aura entrevu plusieurs fois Rig-Mor : lors de la représentation, et dans la pièce où il dort aux côtés de sa fiancée.

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