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Pikachu électrise les box-offices : l’avènement des jeux vidéos au cinéma ?

Vive-attaque ! Combat épique au box-office mondial. Depuis plusieurs semaines Pikachu gratte des places et en est presque à jouer au coude à coude avec les Avengers.

Le nouveau bébé Marvel Avengers : Endgame a de quoi pâlir face à la montée en puissance de l’américano-japonais Pokémon : Detective Pikachu. Au compteur du live action, 737 000 entrées lors de sa première semaine d’exploitation en France, à peine moins que les copains de Thanos. Au Royaume-Uni, la boule électrique a fait une entrée fracassante en réunissant plus de 4,9 millions de livres en sept jours, mettant ainsi au tapis la bande de super-héros. Verdict du round 1 : l’épreuve du lancement fatidique est remportée haut la main par le rongeur jaune, plus rentable sur le court terme. Avec 262 millions engrangés à travers le monde en à peine un mois, Pikachu est le deuxième plus gros succès de l’année.

Le duel se poursuit dans tous les pays mais les comics restent, pour le moment, en tête de cette course au rendement avec 2,720 milliards amassés depuis leur sortie en avril dernier. Derrière l'affrontement de titans à pouvoirs, Aladdin monte sur le podium à la troisième place et plafonne à 500 mille en une semaine. L’écart (ou l’écrasement ?) étant assez humiliant pour ce dernier, on vous laisse faire le calcul rapide.

Attrape-les tous, Pika !

Dans cette adaptation du jeu éponyme, la créature de compagnie n’est plus celle de Sacha mais d’un dresseur porté disparu à Ryme City, ville onirique façon Blade Runner où humains et bestioles cohabitent. Esprit malin, humour noir, il surprend d’abord par sa voix rauque. Un vrai bonhomme. Son flair va le conduire dans un enchevêtrement de rencontres et péripéties où le studio dévoile l’étendue de sa palette VFX comme un Métamorphe et sans jamais nous faire l’effet d’un Rondoudou. Il faut dire que le petit être velu aux joues rouges ne pouvait que nous faire craquer avec son accoutrement de Sherlock Holmes en herbe, casquette bien vissée entre les deux oreilles teintées de noir.

Image du film Détective Pikachu avec un autre Pokémon: Dracofeu

Les adaptations de jeu vidéo à mettre dans son pokédex (ou pas)

Le lagomorphe signe le meilleur lancement pour une adaptation à l’écran d’un jeu vidéo, pulvérisant au passage Lara Croft : Tomb Raider (2001). Le courant passe toujours bien avec Pikachu, son futur s’annonce rayonnant avec la possibilité de suite ou de la création de la franchise cinématographique Pokemon Cinematic Universe. Sa carrière fait rêver développeurs et réalisateurs mais les adaptations se révèlent souvent des déceptions : Hitman (2007), Tekken (2010), Ratchet et Clank (2016), Rampage - Hors de contrôle (2018), le dernier reboot Tomb Raider (2018). La saga Resident Evil, Prince of Persia : Les Sables du temps (2010) et Assassin's Creed (2016) peinent à convaincre la majorité. Warcraft : Le commencement (2016) et la Lara d’Angelina Jolie ont plus de succès.

Ce qui n’effraie pas les Angry Birds puisqu’ils réapparaîtront sur nos écrans pour un deuxième volet (août 2019) et Sonic le film, qui souffre déjà de contestations, n’entend pas arriver à la vitesse éclair (février 2020). Autre surprise, Warner Bros a annoncé Minecraft au cinéma pour 2022.

Pour une belle tranche de rire, on conseille le kitsch à souhait Super Mario Bros (1993) et le nanar ultime Street Fighter (1994) avec Jean-Claude Van Damne et Kylie Minogue qu’on référence par bonté dans notre Pokédex Cinémur.

Le mot de la fin : Pika Pika !

Publié le 14 juin 2019
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